
Un peu d'histoire
En bordure du nouveau quartier de l’Étang se trouvent les jardins familiaux du groupement de l’Étang. Vernier compte plusieurs zones de jardins familiaux, notamment au chemin Jacques-Philibert-de-Sauvage, au chemin du Château-Bloch, au chemin Henri-de-Buren, au chemin Isaak-Anken ainsi qu’à l’avenue de Crozet et des Libellules.
Créés en mai 1942 sur un terrain alors marécageux, de nombreux travaux d'aménagement sont alors nécessaires avant que les parcelles voient le jour.
Initialement composé de 40 parcelles réparties sur 9'445 m², il faut attendre les années 1950 pour que le site s'agrandisse avec 24 nouvelles parcelles.
Les jardins familiaux
Déjà au XIVe siècle, de petits potagers sont cultivés aux portes de Genève, posant les bases de ce qui deviendra plus tard les jardins familiaux que l’on connaît.
Durant la Seconde Guerre mondiale, leur rôle devient essentiel : ils permettent à de nombreuses familles de se nourrir à moindre coût. La Ville de Genève met même à disposition près de 2'500 parcelles. Cette importance est reconnue officiellement en 1961, avec l’adoption d’une loi visant à sauvegarder et développer les jardins familiaux en Suisse.
Si les premières installations ressemblaient à de simples baraquements, les cabanons sont aujourd’hui devenus plus élaborés, témoignant de l’évolution des usages et de l’attachement des jardiniers à ces lieux.
En 2025, la Fédération suisse des jardins familiaux célèbre son centenaire, preuve de l’ancrage durable de ces espaces dans le paysage et la société suisses.


Longtemps considérés comme des espaces « utilitaires », les jardins évoluent dès les années 1960 vers une fonction plus récréative. On passe progressivement du « jardin ouvrier » au « jardin familial », avec une vocation à la fois sociale, économique et conviviale.
Ils deviennent des lieux de rencontre, favorisant le lien social entre les habitants. Historiquement fréquentés par des milieux populaires, ces jardins présentent une particularité : bien que le terrain soit loué, le cabanon appartient généralement à l’occupant, ce qui en fait un véritable lieu de vie, de partage et de transmission.
Au fil du temps, les jardins familiaux ont profondément évolué. Alors que les jardiniers étaient majoritairement suisses dans les années 1960, ils sont aujourd’hui issus d’horizons très variés : près de 75 % sont d’origine étrangère. Ces espaces incarnent désormais une véritable richesse culturelle et sociale, où se mêlent traditions, savoir-faire et moments de convivialité.

Localiser
Les jardins familiaux de l'étang font partie des 26 présents sur le canton dans 16 communes différentes.



