
La célèbre entreprise Givaudan, spécialisée dans les parfums et les arômes, est fondée en 1895 par les frères Léon et Xavier Givaudan. Léon est chimiste, tandis que Xavier dirige l’entreprise. L’usine s’implante définitivement en 1899 à Vernier, à proximité de l’usine hydroélectrique de Chèvres. Tout au long du XXᵉ siècle, l’entreprise se développe de manière impressionnante et en 1929, son capital atteint déjà 6 millions de francs, un montant considérable pour l’époque. Dans les années 2000, après plusieurs restructurations, changements de nom et rachats, l’usine retrouve le nom Givaudan et devient progressivement le leader mondial du secteur. Aujourd’hui, l’entreprise est un groupe multinational dont le chiffre d’affaires dépasse 7 milliards de francs.
A cet endroit, se trouvait la première usine hydro-électrique du canton. Construite par M. Turrettini en 1886, elle produit alors jusqu’en 1943 de l’électricité pour toute la ville de Genève, jouant un rôle important pour le développement industriel de la région. Démolie progressivement depuis sont arrêt, certaines infrastructures (les piluliers du barrage) sont conservées et utilisées dans les années 1960 pour construire la passerelle de Chèvres. Aujourd’hui, piétons et cyclistes peuvent passer d’une rive à l’autre pour rejoindre Bernex. En 1986, Le pont d’autoroute d’algues vertes est construit sur l’ancien emplacement de l’usine.
L’électricité de la ville
Centrale pour la production d’électricité de Genève, certains événements provoquent des coupures de courant dans la ville et l’arrêt de services comme la circulation des trams. Le 7 septembre 1898 par exemple, un incendie se déclare dans l’usine. Le feu détruit le toit et provoque des pannes d’électricité notamment dans le parc des Eaux vives, et dans certains cafés de la ville.
D’où vient le nom « Chèvres » ?
Au Moyen-Âge, les chèvres étaient souvent interdites d’accès aux fôrets, par peur qu’elles abiment la végétation. Jusqu’au XXᵉ siècle, il n’était pas rare d’en croiser dans la campagne genevoise. Appellée aussi « les vaches du pauvre », les chèvres étaient favorisées pour leur lait très nutritif et facile à produire.

















